La grande jonction 2017 : animation, transmédia et réalité virtuelle

La Grande Jonction s’est tenue au palais des congrès de Bordeaux ce 8 mars. Cet évènement French Tech était l’occasion de s’immerger dans les tendances actuelles et futures du digital. Ce rendez-vous a réuni plus de 1600 personnes autour de 4 interventions fort intéressantes.

Pour concilier notre thématique du digital et la journée de la femme, la première présentation portait sur l’entreprenariat féminin dans 4 villes francophones : Abidjan, Montréal, Namur et Bordeaux.  L’étude de ces lieux ont révélé que l’entreprenariat féminin est en croissance malgré des freins récurrents. Je retiens particulièrement celui de la peur des femmes de se lancer dans la création d’entreprise. L’intervention s’est terminée par une liste de recommandations pour accroitre ces lancements d’entreprises :
– La sensibilisation à l’entreprenariat dès le plus jeune âge.
– La valorisation de l’échec pour atténuer les peurs.
– La mise en place d’une politique facilitant l’entreprenariat féminin.
– L’accroissement de la place des femmes sur les postes de fournisseurs.
– La solidarité par le biais des réseaux.
– Le développement de partenariats.
– La médiatisation de femmes créatrices d’entreprises.

En deuxième partie, Joëlle Caroline d’Ubisoft, nous a présenté la succès story des Lapins Crétins. L’évolution de ces petits personnages devenus une véritable marque à part entière a été retracée depuis leur naissance jusqu’à aujourd’hui. Les Lapins Crétins sont devenus une marque transmédia. Elle ne duplique pas son contenu sur plusieurs supports mais vie spécifiquement sur chaque média. C’est en ce sens que le transmédia va plus loin que le crossmédia qui consistait à dupliquer du contenu sur plusieurs supports, il se base sur une stratégie de contenu riche développer l’univers de la marque en cohérence. Ainsi, les BD des lapins crétins sont conçues comme de vraies BD avec des histoires exclusives et une véritable exploitation du support. Comme le rappelle Joëlle Caroline, tous les projets ne naissent pas nativement 360°, pour qu’ils ne deviennent en pensant écriture, sens et contenu.

La troisième intervention est celle qui m’a le plus marquée. Donnée par Dominique Sciamma, directeur de l’école de design Strate, elle a mis en lumière l’importance du design dans l’innovation digitale. Les chiffres prouvent ajourd’hui que le design est créateur de valeur. En effet, le design c’est 42% de la perception d’un produit. Le numérique ayant révolutionné nos vies depuis maintenant un certain temps, nous avons développé de plus grandes ambitions. La digitalisation de notre société a élargi notre champ de possible au point de faire revenir à la pensée magique les créateurs de demain. Les personnes qui imaginent notre futur sont des designers. Ils pensent notre avenir au delà du marketing, des technologies et de la raison. Les utilisateurs ne sont plus dans une consommation effrénée de produits, ils veulent ajouter à leur consommation, des expériences, des sensations. « Starbucks ne vend pas du café mais une expérience ». On comprend ainsi l’importance croissante de l’ui / ux.

Après ce brillant passage, une dizaine de business cases nous ont été présenté : de belles collaborations entre entreprises pour des projets innovants. Sans énumérer les différents cas évoqués, j’ai retenu l’importance de la réalité virtuelle (VR) dans la formation et la santé.  Nous avions déjà découvert cela lors de la conférence des Signaux Numériques l’année dernière. Je dois dire que j’ai été marquée par le projet de News Republic et de Shinpix, la création d’une application dédiée à l’information en VR. J’ai presqu’eu l’impression d’être dans un épisode de Black Mirror. Pour le réalité augmentée, on a vu à quel point elle pouvait être très intéressante pour vendre des produits non testables en présentation (architecture, bateau).

La matinée s’est cloturée par un discours de Virginie Calmels, réaffirmant son engagement dans le développement du numérique en Nouvelle Aquitaine.

 

 

Les relations presse

Formation « débuter des relations presse » avec Laetitia MUNDSCHAU

Ne vous laissez pas surprendre par son charme, Laetitia MUNDSCHAU s’annonce dans la cour des grands en matière de presse. C’est avec un joli sourire et une pédagogie digne d’un grand orateur, que cette jeune journaliste nous a initié aux relations presse.

Communiquer avec la presse, c’est un peu comme de l’horlogerie Suisse. Il faut être précis, rigoureux et habile. Pas question de laisser les choses au hasard, sans quoi votre communiqué de presse risque de se retrouver dans la salle perdue des oubliettes.

Nous nous sommes focalisés sur la rédaction du communiqué de presse. Ce document est le premier support pour entrer en relations avec des journalistes. Voici donc la checking-list pour réussir son communiqué avec brio.

1. Définir son message : Il est en effet indispensable de savoir ce sur quoi vous voulez communiquer. Le communiqué ne doit aborder qu’une idée principale (un événement, un nouveau service, un nouveau produit…) et la développer ensuite dans le corps du document.

2. Identifier la presse adéquate : Une fois votre message bien défini, il faut cibler la presse potentiellement intéressée. Solliciter de nombreux journaux, magazines, etc., sans avoir fait de recherche au préalable ne vous fera que perdre votre temps et celui de la personne à qui vous vous adressez. Vous risquez également de véhiculer une mauvaise image de ce sur quoi vous vouliez communiquer. N’oubliez pas la presse régionale et professionnelle dans vos recherches.

3. Une fois la différente presse sélectionnée, essayez de récupérer des contacts les plus précis possibles. Vous en trouverez dans l’ours du journal ou magazine (la première page en général), ou bien encore en cherchant le nom des journalistes ayant rédigé des articles dans le magazine ou journal sélectionné. Vous pouvez également essayer de les chercher sur les réseaux sociaux professionnels type Linkedin, Viadéo. Il existe également des club de journalistes parmi lesquels vous pourrez peut être récupérer des coordonnées.

4. Pensez à vous faire un fichier Excel afin d’archiver votre carnet de contacts, et de ne pas refaire ces longues et fastidieuses recherches à chaque besoin.

5. Pensez également aux blogueurs, en plus des magazines, revues et journaux qui ont le vent en poupe.

6. Affiner votre message : Une fois le message défini et la presse sélectionnée, affinez votre message en fonction du ton que donne la presse en générale et de vos interlocuteur potentiels.

7. La règle des 5W, une règle en or : What, Who, Where, When, Why. C’est la règle fondamentale du journaliste. Rédiger son communiqué en se structurant sur les bases de cette règle vous assure un intérêt certain de la part de votre interlocuteur.

8. Bien rédiger son communiqué : La base ! Les journalistes et pigistes dont vous allez tenter de susciter l’intérêt sont souvent débordés de demandes, et disposent de peu de temps. Il est donc indispensable d’être efficace tout en déclenchant de l’intérêt.

a. Une architecture de base mais efficace :
i. Le titre principal en gras
ii. Le chapeau en gras (sorte de pitch du communiqué)
iii. Deux ou trois paragraphes
iv. Un petit paragraphe « A propos », décrivant l’entreprise
b. Bien pensez à mettre son logo dans l’en-tête
c. Pensez également à laisser vos coordonnées à la fin du communiqué
d. Mettre à la fin d’éventuels liens, réseaux sociaux, …
e. Datez votre communiqué

9. Les fautes à éviter absolument :

a. La première, et souvent une des pires, n’utilisez surtout pas de ton commercial ! Votre communiqué est censé être indicatif, à en faire trop, vous risquez de repartir au galop !

b. La deuxième, dramatique, est la faute d’orthographe. Nous ne développerons pas le sujet, nous savons tous quoi en penser ! N’hésitez pas, relisez, et faites vous relire !

c. Les phrases trop longues : en générale, elle perdent de l’intérêt et endorment le lecteur. Soyez efficace !

d. Ne sursaturez pas votre communiqué. Le but est de créer de l’intérêt chez votre interlocuteur, et essayer de déclencher le contact.

e. En fonction de votre cible, ne soyez pas trop technique, ça peut vite agacer de ne pas comprendre ce qu’on lit.

f. N’oubliez pas les coordonnées, ca pourrait-être dommage.

g. Négligez le titre de votre mail : c’est la première chose que lit le journaliste ou le pigiste que vous suscitez. Il est indispensable de prendre du temps pour bien le rédiger.

10. Mettez le contenu de votre communiqué dans le corps de votre mail et éventuellement également en pièce jointe en pdf, et relancez votre interlocuteur au bout de 2 ou 3 jours par téléphone de préférence si vous n’avez toujours pas de nouvelles en lui demandant s’il a bien reçu votre mail.

11. si suite à votre communiqué, un journaliste écrit un article sur votre produit / évènement / etc, n’hésitez pas à lui demander de vous faire relire l’article avant parution, afin d’éviter toute erreur de compréhension. Certains acceptent, d’autres pas.

Cet atelier s’est déroulé à La Loco Coworking de Pessac, un espace de travail proposant régulièrement des ateliers et évènements.